Arzana, princesse d'un lointain pays oublié...
Elle s'est éxilé pour exister ...
C'est un peu mon Royaume,
alors je vais le façonner à mon image...
J'aime rêver, voyager, rire, chanter, écrire ...
Alors venez juste pointer le bout de votre nez...
Vous pouriez être étonner
Si j'étais une ville, je serais Louvain. Je serais cette ville non seulement pour la splendeur de ses monuments mais aussi pour ses secrets.
Je découvris Louvain, un jour où j'étais seule. Je m'étais assise sur la vieille place qui est la mer où toutes les vieilles petites rues sinueuses de la ville, faites de pavés, affluent. Il y a sur cette place des dizaines de cafés avec des jeunes discutant, riant et des personnes d'un âge plus avancé, qui se remémorent le temps qui s'est si vite écoulé.
Invisible au monde, je rêvassais. Je fermis les yeux et Louvain m'envahit. Elle me fit remonter le temps, elle me fit découvrir chaque pierre de chaque maison de la vieille ville, avec leur histoire respective et je voyageai dans chaque vie maintenant écoulée. Quand la visite du passé fut terminée, elle me dévoila les personnes présentes en ce jour: je connaissais de chacune des personnes leurs sentiments: de peur, de joie, de tristesse, d'amour; j'incorporais non seulement toutes leurs connaissances, mais aussi je comprenais leurs dialectes. J'étais aussi spectatrice d'un monde sans moi, je voyais des amoureux, des gens qui chantaient, d'autres qui se disputaient, une petite fille, accompagnée de ses parents, qui riait aux éclats. Je vis aussi un serveur stressé, qui fit tomber son plateau, dans lequel des assiettes et des couverts étaient ingénieusement empilés. Je regardais comme hypnotisée tous s'écraser sur le sol et lorsque la dernière fourchette toucha celui-ci, son bruit retenti dans ma tête, comme les cloches de l'église.
J'ouvris les yeux, saisie par ce vacarme. Le soleil se couchait et jetait ses derniers rayons sur la place. Surprise de n'entendre aucun bruit, je constatais que tout était immobile. Je me relevais lentement stupéfaite. gnorant quoi faire, je déambulais dans les rues; des bruits sourds provenant du passé se répercutaient sur les murs, qui à leur tour dégageaient une ambiance chaleureuse et douce. Dans ces bruits, j'entendais des conversations en une langue qui m'était inconnue mais que je comprenais. Malgré que tout soit inerte, je me sentais entourée, envahie d'une sensation de bien-être. Je déambulais jusqu'à me retrouver devant un monument dominant. Mon cur palpitait et ma respiration s'accélérait, je me sentais vulnérable devant la Mère-Eglise de Louvain ; pour découvrir ses secrets, Louvain me poussa à y rentrer. Je me précipitai de rentrer, comme une gamine allant découvrir le plus beau cadeau du monde.
Dans l'église, je découvris une magnifique nef, des scultures splendides et des vitraux de toutes les couleurs, mais quelque chose m'attira d'avantage, c'étaient de belles pierres datant de plusieurs siècles qui m'appelaient. Alors je déposai délicatement mon oreille et écoutai attentivement: elles me disaient qu'elles avaient toutes de belles histoires mais que la plus belle qu'elles avaient en commun était celle de Louvain. Elles me racontèrent toute son histoire, dès les débuts de sa construction jusqu'à sa destruction. Les pierres m'avaient confié le plus grand secret de cette ville; elles m'avaient révélé son passé, son présent, son futur et tous ses sentiments: la joie, la peine, l'amour, la trahison, la guerre mais surtout son angoisse.
Je sortis de l'église, et me rendis compte que le monde était dans son actif, et moi transparente à ce monde, je me sentait violée: j'étais en possession d'un secret qui me ressemblait, qui me dévoilait.
Alors que ce malaise persistait, je sus que Louvain connaissait elle aussi mon plus grand secret, qui n'est d'autre que la solitude.
Si j'étais une ville, je serais Louvain parce que Louvain c'est moi.